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le blog-note de François Zocchetto

Revue de Presse : France Info - Les élections sénatoriales, ultime test avant la présidentielle

1 Avril 2011 , Rédigé par Permanence François Zocchetto

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Cliquez sur l'image pour écouter le reportage

 

On parle peu de ces élections prévues en septembre prochain, car le suffrage est indirect : les membres de la Haute assemblée sont élus par des "grands électeurs" : députés, conseillers généraux et régionaux, et surtout maires et conseillers municipaux, qui représentent 95% du corps électoral. Pourtant le Sénat a un rôle essentiel, il élabore la loi aux côtés de l’Assemblée nationale, et il pourrait bien basculer à gauche en septembre.

 

Un Sénat à gauche, ce serait une première sous la Vème République. Une première, et un signal fort dans la perspective de la présidentielle ? Si Gérard Larcher, président UMP du Sénat, estime que ces deux élections n’ont pas d’influence l’une sur l’autre, Jean-Pierre Bel, patron des sénateurs socialistes, juge que la perte du Sénat serait le coup de grâce asséné à une droite déjà très mal en point.

Jean-Pierre Bel, confiant dans l’issue du scrutin : "les 7 dernières élections locales, départementales et régionales ont été marquées par une victoire de la gauche. Comment ne pas être confiant ? Ou alors cela voudrait dire que le Sénat est insensible à tout ce qui se passe autour de lui"...
Les espoirs de Jean-Pierre Bel sont quelque peu douchés par la rue de Solférino : pour la direction du Parti socialiste, rien ne serait pire que d’annoncer une victoire, pour finir avec une défaite. Mais cela n’entame pas l’optimisme de Jean-Pierre Bel, auquel répond d’ailleurs la sérénité de Gérard Larcher : "l’élection sénatoriale a été fixée pour l’essentiel par les élections municipales de 2008. Dans 300 grosses communes, l’opposition l’a emporté. En même temps, il y a 36.300 autres communes dans le pays !". Des petites communes, où les maires et conseillers municipaux ne voteraient pas en fonction du clivage gauche-droite. Soit une France des territoires qui serait, par essence, favorable à la stabilité, et donc au maintien du Sénat à droite.

Quoi qu’il advienne, Gérard Larcher espère conserver son siège de président du Sénat. C’est pourquoi il prend soin de ménager ses opposants socialistes dans le quotidien de la Haute assemblée. Toutefois, le vrai faiseur de roi au Sénat, c’est le groupe Union centriste : 30 élus, et un rôle clé. Car contrairement à l’Assemblée nationale, l’UMP ne dispose pas de la majorité absolue, il lui faut donc négocier avec les centristes. François Zocchetto est leur président. Pour lui, une campagne sénatoriale ne ressemble à aucune autre : elle se déroule sans effet médiatique, mais demande de l’endurance : "c’est un travail discret qui ne débute pas à quelques semaines de l’élection. Pendant toute la durée du mandat, nous sommes là pour aider les élus locaux à surmonter leurs problèmes et à fair en sorte que les dossiers communaux, intercommunaux, départementaux soient menés à bon terme".

La campagne sénatoriale se fait donc en tête-à-tête avec les grands électeurs. 170 sièges seront à pourvoir en septembre prochain, soit 170 campagnes au plus près des élus de terrain, et hors du champ des caméras. Pour être élus, vivons cachés...

Louise Bodet

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