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le blog-note de François Zocchetto

Discours Accueil du Congrès FNSEA à Laval

30 Mars 2016 , Rédigé par Permanence François Zocchetto

Seul le prononcé fait foi

Monsieur la Président de la FNSEA,

Messieurs le Président de la FDSEA 53, cher Philippe,

Monsieur le Président du CDJA 53,

Monsieur le Président de la Chambre d'agriculture,

Mesdames, Messieurs, les représentants des organisations agricoles de France,

Mesdames, Messieurs, les élus,

Mesdames, Messieurs,

Permettez-moi d’abord de vous dire tout le plaisir que j’ai, de vous retrouver, aujourd’hui, ici, à Laval.

Je souhaite que ces trois jours de congrès, en Mayenne, soit l'occasion pour vous de mieux découvrir ce département chaleureux et accueillant des Pays de la Loire, grande région agricole.

Mais, c'est aussi l'occasion, pour moi, de saluer l’importance de l’agriculture nationale, de saluer le courage, la détermination et la place si importante des agriculteurs dans notre pays.

En préparant mon intervention, je me suis demandé ce que pourrait être l'idéal dans un grand pays agricole comme la France et quels axes le gouvernement devrait défendre.

J'en vois quatre:

1. Le premier axe devrait être la défense des intérêts de l’agriculture en Europe et dans le monde.

2. Le deuxième axe, serait de donner aux filières agricoles la capacité de s’adapter à leurs marchés.

3. Le troisième axe, viendrait conforter l’entreprise agricole.

Car, plus encore que les filières, ce sont ces entreprises qui font vivre notre modèle agro-alimentaire, ce sont elles qui façonnent nos territoires ruraux. Les conforter, c’est leur permettre de s’adapter et de faire vivre chefs d’entreprises, associés et salariés.

4. Enfin, le quatrième axe, serait d'aider l’agriculture à répondre aux attentes de la société.

Or que constatons-nous?

Un gouvernement qui semble dépassé par la crise profonde.

Il a certes pris quelques mesures, mais la loi de 2014 est passée complètement à côté de la compétitivité.

30 000 exploitations sont au bord du gouffre, 80 000 emplois sont directement menacés et rien n'est réglé sur le fond.

C'est parce que nous pensons que le gouvernement a prouvé son éloignement de la réalité des territoires ruraux, qu'avec Bruno Retailleau Président du groupe parlementaire Les Républicains du Sénat, nous avons déposé une proposition de loi pragmatique, pour tenter de répondre aux préoccupations de la profession.

L'esprit est simple:

- permettre de meilleurs règles du jeu entre acteurs des filières agricoles et alimentaires;

- faciliter l'investissement et la gestion des risques dans les exploitations;

- et enfin, alléger les contraintes qui pèsent sur les producteurs.

Il y a une semaine (le 23 mars dernier), le Sénat a examiné en seconde lecture cette proposition de loi en faveur de la compétitivité de l'agriculture et de la filière agroalimentaire

Je ne reviendrai pas sur le rejet pur et simple de ce texte par la majorité de l’Assemblée Nationale. Ceci est regrettable et ne fait, en rien, avancer les choses, au détriment du monde agricole qui est toujours dans l’attente de réponses et de solutions.

Mais, le temps presse.

Depuis deux ans maintenant, chacun s'évertue à trouver des solutions à la situation dans laquelle se trouve l’agriculture.

Pourtant, les maux sont connus au premier rang desquels la simplification.

Nous le savons, la simplification exige de diagnostiquer, de supprimer, de réexaminer.

Bien sûr, c’est moins spectaculaire que d’écrire une nouvelle loi.

C’est moins valorisant politiquement.

Mais cela ne coûte rien et redonne de l'oxygène à notre économie.

L'Etat a tissé au fil des ans, parfois de façon inconsciente, un véritable corset réglementaire.

Nous en portons tous une part de responsabilité.

Mais desserrer ce corset est une véritable urgence.

Et c’est avant tout une question de volonté politique.

Notre agriculture a besoin d'un véritable choc de simplification, pas d’un « choc mou ».

Un choc de simplification qui soit massif, partagé, cohérent, assuré dans la durée, et contrôlé.

De plus, nous avons aussi aujourd’hui la certitude, que les différentes mesures de soutien financier conjoncturel, celles d’accompagnement ponctuel, n’ont aucun effet sur le fond.

Le pouvoir politique ne doit pas se résigner.

Or, force est de constater que nous avons perdu beaucoup de temps et que nous n’avons pas cherché suffisamment à peser sur la dégradation des cours.

Cette proposition sénatoriale, vous l'aurez compris est à mes yeux un bon début de réponse pour le monde agricole.

Vous allez débattre durant ces trois jours de votre profession et de son avenir.

Je voudrais vous redire, que je suis à votre écoute ainsi que l'ensemble des collègues sénateurs de mon groupe parlementaire.

Ensemble, nous devons maintenir en France et en Europe une agriculture puissante.

C’est un enjeu essentiel pour notre économie et pour nos territoires, mais c’est aussi un enjeu stratégique pour la France et pour l’Europe.

Ensemble, nous devons permettre aux hommes et aux femmes qui font cette agriculture d’en vivre, d’adapter leurs exploitations et de les transmettre.

Pour atteindre ces objectifs, je vois trois pistes:

  • La confiance : vous devez mettre en valeur la confiance que vous accordent les consommateurs et nos clients étrangers. Surtout, vous devez avoir confiance en vous-même et dans votre avenir, car notre agriculture et notre industrie agroalimentaire possèdent tous les atouts pour réussir.
  • La modernité : c’est une exigence majeure. L’agriculture française doit rester à la pointe du progrès. Je pense notamment aux réussites exceptionnelles de notre recherche agronomique et aux perspectives de développement des cultures non alimentaires.
  • La solidarité : l’État, qui à diverses périodes de notre histoire nationale a accompagné le développement de l’agriculture, doit rester présent pour soutenir, tant en France qu’à l’international, nos intérêts agricoles et intervenir en situation de crise.

Ce qui nous rassemble, c’est un combat essentiel pour notre agriculture.

C’est aussi un combat pour l’avenir de notre pays et de l’Europe.

Je vous remercie.

Bon séjour à Laval.

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Révision constitutionnelle : « Cet abandon est un aveu de faiblesse. Ses propres troupes ont fait défaut à François Hollande »

30 Mars 2016 , Rédigé par Permanence François Zocchetto

Le groupe UDI-UC prend acte, par la voix de son Président François Zocchetto, de la décision d’abandonner la procédure de révision constitutionnelle :

« C’est la fin d’une séquence parlementaire largement inutile, qui a mobilisé trop d’énergie et qui a été provoquée par une idée mal réfléchie et non concertée. Au lieu de rassembler les Français derrière un symbole positif, le Président de la République a enfourché une idée historiquement condamnée, emplie d’amertume.

François Hollande essaye sans surprise de faire porter la responsabilité de son échec à l’opposition, relayé sans imagination par son successeur à la tête du parti socialiste. Alors que c’est sa propre majorité, déconcertée par le projet, qui s’est divisée et a modifié l’ambition initiale du Président. Le soulagement est aujourd’hui dans son propre camp, qui n’aura plus à afficher ses fractures et son désarroi face à une initiative hasardeuse. C’est en fait un aveu de faiblesse.

Nous persistons à appeler de nos vœux la mobilisation de l’Etat sur les dimensions opérationnelles de la lutte contre le terrorisme, véritable urgence de l’instant. Le Sénat s’inscrit tellement dans cette approche qu’il a voté, dès le mois de décembre, des dispositions concrètes réformant la procédure pénale. Trois mois après, le Gouvernement reprend à son compte les mesures que le Sénat continue à élaborer dans le cadre de la Réforme de la procédure pénale.

Le Gouvernement doit aussi examiner sans complaisance les raisons profondes qui expliquent la dérive extrémiste de plusieurs milliers de nos compatriotes. Ce sera un débat autrement plus utile pour la société française que celui que le Président de la République nous a imposé ».

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Révision constitutionnelle : Le Sénat a légiféré de façon constructive. Le texte qui en sort est le résultat d’un travail ouvert et efficace

22 Mars 2016 , Rédigé par Permanence François Zocchetto

Le Sénat a adopté ce jour le projet de loi de protection de la Nation dans une version largement remaniée. François Zocchetto, président du groupe UDI-UC, a observé que le Sénat avait légiféré de façon constructive en donnant un cadre clair et précis à l’état d’urgence et en conciliant une mesure symbolique, la déchéance de nationalité, avec nos valeurs essentielles comme le refus de l’apatridie. « Le texte sorti du Sénat, qui comporte plusieurs différences par rapport au texte issu de l’Assemblée nationale, est le fruit d’un travail ouvert et efficacemené par la majorité sénatoriale » a-t-il déclaré. François Zocchetto a regretté « le temps et l’énergie perdus sur une proposition qui n’était ni indispensable ni adéquate » parce qu’elle ne traite pas le problème à sa source, c’est-à-dire aux racines du mal.

Après les dramatiques événements de Bruxelles, François Zocchetto a tenu à s’associer à la douleur du peuple belge, « qui ne peut que renforcer notre détermination ».

« Légiférer, contrôler, évaluer et bien sûr écouter et parler à nos concitoyens…depuis mi-novembre, le Sénat a utilisé l’ensemble de ces moyens d’action » a rappelé le sénateur.

Concernant l’état d’urgence, pour le chef de file des sénateurs centristes, « il fallait pour le Gouvernement garantir que l’exécutif puisse utiliser l’arsenal des dispositifs exceptionnels sans qu’ils puissent être jugés incompatibles avec la Constitution. Le Sénat y a associé des contrepoids puissants au profit du Parlement et du juge. Il a su peaufiner, et même ciseler, les modalités de contrôle permanent que pourra exercer le Parlement ».

Pour François Zocchetto, l’enjeu était de mettre en place un régime d’exception assorti de garantie en terme de respect des libertés publiques : « le Sénat a accompli de véritables efforts pour apporter des garanties institutionnelles aux libertés publiques pendant l’état d’urgence : proportionnalité des mesures, prérogatives de l'autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle…

Sur la déchéance de nationalité, François Zocchetto reconnait que la France meurtrie avait besoin de symboles : « je regrette que celui choisi soit un symbole négatifIl aurait plutôt fallu trouver des symboles démontrant notre volonté de nous retrouver autour d’une histoire à construire ensemble ».

Le Sénat a abouti à un texte qui empêche l’apatridie : « Au nom de l’Histoire, au nom de nos engagements internationaux, nous ne pouvons nous résoudre à faire des apatrides ».

François Zocchetto a appelé le gouvernement à accompagner les réflexions du Sénat sans lesquelles nous ne traiterons pas la racine du mal : « comment des jeunes éduqués au pays des Lumières peuvent-ils être séduits par un tel fanatisme, par une telle radicalité ? Pourquoi cet extrémisme prend-il une dimension pseudo-religieuse ? »

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Révision constitutionnelle : « Le Sénat légifère de façon constructive. Le texte qui en sortira est le résultat d’un travail ouvert et efficace »

18 Mars 2016 , Rédigé par Permanence François Zocchetto

Le Sénat poursuit l’examen du projet de loi portant sur la révision constitutionnelle. François Zocchetto, président du groupe UDI-UC et sénateur de la Mayenne, et Elisabeth Doineau, sénatrice de la Mayenne, font observer que le Sénat a légiféré de façon constructive en donnant un cadre clair et précis à l’état d’urgence et en conciliant une mesure symbolique, la déchéance de nationalité, avec nos valeurs essentielles comme le refus de l’apatridie.

« Le texte qui sortira du Sénat, qui comporte plusieurs différences par rapport au texte issu de l’Assemblée nationale, est le fruit d’un travail ouvert et efficace » ont déclaré les deux sénateurs de la Mayenne.

« Il était nécessaire d’inscrire le recours à l’état d’urgence dans la Constitution. Mais il était difficile d’infliger à la population française dans son ensemble un régime d’exception sans qu’il y ait de garantie en terme de respect des libertés publiques. Le Sénat a accompli de véritables efforts pour apporter des garanties institutionnelles aux libertés publiques pendant l’état d’urgence : proportionnalité des mesures, prérogatives de l'autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle…

Le Sénat a également su peaufiner, et même ciseler, les modalités de contrôle permanent que pourra exercer le Parlement quant à l'exécution de l'état d'urgence.

Sur la déchéance de nationalité, le Sénat a abouti à un texte qui empêche l’apatridie, dans le respect de nos valeurs. En soumettant la déchéance à l’avis conforme du Conseil d’Etat, le Sénat, est parvenu à renforcer l’autorité des pouvoirs publics sans pour autant renier sa tradition de protection des droits fondamentaux. »

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