Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
le blog-note de François Zocchetto

Emplois d’avenir : Ce texte est un pansement qui ne soignera pas la cause de la maladie. Nous devons encourager l’apprentissage »

25 Septembre 2012 , Rédigé par Permanence François Zocchetto

François Zocchetto, président de l’Union centriste et républicaine, sénateur de la Mayenne, a annoncé ce jour que son groupe, dans sa grande majorité, s’abstiendra sur le projet de loi portant création des emplois d’avenir. Pour le sénateur : « Ce texte est un pansement qui soulagera momentanément mais, en ne s’attaquant pas la cause, il n’est pas le remède à la maladie. » En effet, les sénateurs centristes regrettent que ce texte ne s’attache pas plus à la formation et que le dispositif ne soit pas étendu aux PME.

 

Hervé Marseille, orateur pour le groupe précise : « La création d’emploi d’avenir… Un texte urgent et nécessaire ? Oui. Efficace ? Je suis plus réservé... L'emploi d'avenir, pour mériter son nom, doit être mieux ciblé, concentré sur les PME et voir son volet formation renforcé. Les emplois d'avenir professeurs reçoivent notre assentiment. Ils seront une aide précieuse dans les établissements difficiles et de nature à susciter des vocations dans les milieux les moins favorisés. » En revanche, le sénateur des Hauts-de-Seine regrette qu’une véritable politique de relance de la compétitivité ne soit pas mise en place.

 

Pour Jean Arthuis, sénateur de la Mayenne : « Il est temps de comprendre qu’il nous faut développer l’apprentissage. Nous allons déposer une proposition de loi dont l’objectif sera de fusionner les CFA (centre de formation par alternance) et les filières professionnelles de l’Education nationale. Tous les partenaires de l’apprentissage doivent travailler ensemble. Nous sommes tous d’accord pour dire que la sortie de la crise passe par la relance de la compétitivité et les réformes structurelles qu’elle nécessite. Et cette relance implique d’encourager les jeunes à s’engager dans des métiers de la filière industrielle. »

 

François Zocchetto souligne : « Investir dans l’avenir, c’est investir dans la formation, l’apprentissage et l’alternance des jeunes. Il est indispensable de mettre en adéquation la formation et les besoins. Il est temps de remettre à l’honneur l’intelligence de la main. »

Lire la suite

Logement social Pour François Zocchetto, président de l’Union centriste et républicaine : « Madame Duflot n’a ni à dicter leurs conduites aux Maires, ni à leur donner des leçons de morale

25 Septembre 2012 , Rédigé par Permanence François Zocchetto

François Zocchetto, président de l’Union centriste et républicaine, sénateur de la Mayenne, regrette l’attitude des alliés de la Gauche envers les élus locaux : « Les Verts leur donnent des leçons de morale. On nage en pleine incohérence. Il faut dire qu’avec les Verts on a l’habitude ! »

 Au moment où le Sénat s’apprête à réunir les Etats généraux des collectivités initiés par Jean-Pierre Bel, François Zocchetto revient sur une phrase de Cécile Duflot, ministre EELV, qui selon le sénateur « ne manque pas de sel vu le contexte dans lequel elle intervient. »

 Ces propos, repris hier par la presse portent sur le logement social. La ministre a déclaré : « Aujourd’hui, trop de communes persistent dans une logique de séparatisme social, en revendiquant leur refus de construire des logements sociaux. C’est une logique scandaleuse, qui consiste à dire " les ménages modestes n’ont pas leur place dans ma commune ". Ils encouragent la discrimination territoriale. Ils aggravent la pénurie de logement, et ils entravent le droit au logement. Nous ne pouvons pas accepter cette logique anti-républicaine. »

 Pour François Zocchetto, cette phrase est inadmissible : « En tant que représentant des élus locaux, je ne peux pas tolérer qu’un ministre du Gouvernement s’en prenne ainsi aux Maires. Beaucoup sont confrontés à un manque de terrains disponibles qui les empêche d’étendre leur parc de logement. Et cela n’a rien à voir avec le niveau social de leur commune. Ils ont bien au contraire à cœur de chercher des solutions pour proposer à leurs administrés les meilleures conditions de logement possible. Les élus locaux font vivre la démocratie au quotidien dans leur territoire. Les accuser d’encourager la discrimination territoriale est intolérable. De tels propos, sont infondés et gratuits ; ils sont indignes d’un ministre de la République.

 Par ailleurs, en tant que centriste, je suis autant attaché à la libre administration des collectivités qu’à l’équité sociale. Madame Duflot n’a ni à dicter leurs conduites aux Maires, ni à leur faire la leçon.

Lire la suite

Allocution de Jean ARTHUIS à Vannes le 8 septembre

22 Septembre 2012 , Rédigé par Permanence François Zocchetto

Allocution de Jean Arthuis
Les enseignements de la déroute centriste, appel au rassemblement pour retrouver notre place et mettre nos idées en débat

 

Vannes est un lieu privilégié pour nous réunir en vue de nous rassembler. Le Morbihan et la Bretagne sont par tradition des terres centristes. C'est dire si les péripéties récentes sont riches d'enseignements pour la famille centriste. Les déceptions et les déconvenues sont un terreau fertile pour nourrir la réflexion. Nous disposons désormais d'enseignements partagés. L'heure de la refondation est venue.

La gauche tient tous les pouvoirs en France depuis l'élection de François Hollande et les élections législatives qui ont suivi. Minimisant la gravité de la crise économique et sociale, la nouvelle équipe gouvernementale détricote les lois de l'ère Sarkozy et tente fébrilement de donner corps à ses illusions, multipliant les instances de concertation et de discussion pour masquer l'absence d'action dans une communication tous azimuts. Le feu est dans la maison, et les secours s'en tiennent aux considérations rhétoriques. A droite, l'UMP attend son nouveau leader et les candidats à la succession de Nicolas Sarkozy occupent l'espace résiduel de la scène médiatique. La voix des centristes se fait attendre à défaut de se faire entendre. Il nous a fallu une décennie pour mettre en jachère notre champ politique, celui occupé naguère par l'UDF. Avec une franche détermination, nous avons mis en pièces notre famille. En 2002, au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle, Jacques Chirac, surpris d'affronter au second tour Jean-Marie Le Pen, crée l'UMP. Il est alors rejoint par nombre de députés sortants qui prennent congé de l'UDF pour fonder le grand parti de droite. Près d'un sénateur centriste sur deux prend le même chemin quelques semaines plus tard. Notre camp, au plan parlementaire, s'amenuise. C'est la première vague. La seconde vient dès le lendemain du premier tour de l'élection présidentielle de 2007. Le bon score de François Bayrou ne fait l'objet d'aucune discussion en vue de prendre rang pour une éventuelle participation dans la nouvelle équipe gouvernementale. Le score inespéré passe par pertes et profits. La plupart des députés sortants tentent un partenariat à la lisière de l'UMP dont ils mesureront assez vite les limites. Les chapelles centristes fleurissent, achevant un processus de centrifugation qui rend inaudible notre message. La guerre des ego s'exacerbe dans une totale cacophonie. Les rendez-vous électoraux de 2012 tournent au cauchemar. Sans doute devions-nous aller jusqu'au bout de cette spirale, et je veux croire que nous y sommes enfin parvenus, pour réfléchir sur notre rôle et notre place dans la vie politique française.

Bonne nouvelle, dispersés, nous existons encore. C'est si vrai qu'en dépit de luttes électorales picrocholines, un groupe de députés a pu se constituer, au centre, plus nombreux aujourd'hui qu'il ne l'était avant le renouvellement de l'Assemblée nationale. Belle performance à laquelle le groupe des sénateurs centristes était parvenue en septembre 2011.

ENSEIGNEMENTS
1 - La stratégie d'un centre « ni à droite, ni à gauche » est géométriquement fondée mais chimérique en politique dès lors que le centre n'est pas à lui seul majoritaire. S'il est vrai qu'une formation politique doit être indépendante, elle doit penser à des alliances de gouvernance compatibles avec les valeurs et le projet qu'elle porte. L'indépendance ne doit pas conduire à l'isolement, car l'isolement aboutit à la marginalisation. La ligne suivie par la Direction de l'UDF depuis 2002 est un échec absolu ;

2 - L'élection présidentielle et son corollaire, les élections législatives, viennent de confirmer la bipolarisation. Dès lors, les acteurs politiques doivent prendre position clairement dans leurs alliances de gouvernement, tant aux plans national que local. L'élection de François Hollande démontre que la gauche au pouvoir n'a pas besoin de François Bayrou. Les radicaux de gauche incarnent les limites centrales de la nouvelle majorité ;

3 - Notre place est bien au centre droit, là où sous la bannière de l'UDF, ensemble jusqu'en 2002, nous défendions nos valeurs identitaires autour de l'économie sociale de marché et du fédéralisme européen. C'est bien sur cette position que nous avons pris part à des alliances nous donnant les moyens de prendre part à des exécutifs, d'agir, de gouverner, et d'exercer des responsabilités ;

4 - La désagrégation de notre famille a donné lieu à la constitution de chapelles qui se sont neutralisées mutuellement. Les dernières élections législatives ont donné lieu, notamment pour des motifs de financement des partis, à des confrontations de multiples candidats centristes. Spectacle affligeant que les électeurs ont sanctionné. En marge de cette déroute programmée, ceux de nos candidats qui ont été élus ont émergé par leurs qualités personnelles mais aussi par les accords conclus avec l'UMP. Avec toutefois une exception dans le Tarn. Seul Philippe Folliot, en effet, est sorti victorieux de l'adversité farouche du PS et de l'UMP ;

5 - Ainsi vaporisé, éclaté, divisé, atomisé, le centre est devenu cacophonique, inaudible, insignifiant, inutile, voire parasitaire et donc méprisable face à la gravité de la crise et des problèmes que nous devons résoudre. Pris dans une spirale de l'absurde, nous avons cessé de réfléchir collectivement et nos messages ont manqué de tranchant pour trouver place dans l'espace médiatique saturé par le jeu politicien rituel. L'urgence est de retrouver nos repères, d'exprimer notre vision, notre projet, notre éthique de la gouvernance publique, retrouver notre enracinement territorial. Notre signature doit être suffisamment originale pour justifier notre volonté d'exister politiquement, au service du pays et de nos concitoyens ;

6 - La bipolarisation ne conduit pas nécessairement au bipartisme. A droite, deux tempéraments coexistent : les bonapartistes et les humanistes. Leur organisation partisane est spécifique, les premiers ont le culte du chef et marchent en rang serrés, les seconds sont attachés à une gouvernance participative et rejettent tout manichéisme. Leur alliance n'est fructueuse que si chacun des partenaires tient sa place dignement, sans complexe. Contre sa nature, la gouvernance de l'UDF s'est focalisée à outrance sur le présidentialisme à compter de 2002, c'est pour cette raison qu'elle est entrée dans un processus de désagrégation, perdant ses élus au fil des consultations électorales ;

7 - Pour retrouver notre place sur l'échiquier politique, nous devons d'abord travailler le fond et cesser d'amuser la galerie avec des propos de circonstance, démontrer notre valeur ajoutée pour sortir de la crise, conduire les réformes, faire preuve de lucidité et de courage. Nos réponses claires, nos propositions marquées du sceau de la faisabilité sont attendues à propos de questions cruciales : compétitivité de l'économie, réduction du chômage, équilibre des comptes publics, désendettement, souveraineté partagée au sein de la zone euro, gouvernance de l'Europe ;

RESOLUTIONS :
1 - Notre place sur l'échiquier politique est au centre droit, c'est bien là que nous existons et c'est bien là que les Français nous attendent ;

2 - Notre devoir est de nous retrouver, nous rassembler pour travailler le fond et formuler des propositions originales, conformes à nos valeurs, à l'écart du jeu politicien classique. La seule question qui compte est de savoir comment nous sortons la France et l'Europe de la crise ;

3 - L'urgence est de nous organiser et de nous doter d'une gouvernance exemplaire. L'idéal est de former un parti unique, signe distinctif de tous ceux qui se rassemblent en confiance. La guerre des chefs appartient au passé. Il n'est pas question ici et maintenant de présidentielle 2017. La préparation commune de cette échéance viendra en son temps. En revanche, il y a urgence à préparer les élections municipales et européennes de 2014. Les responsabilités doivent être réparties entre ceux qui sont prêts à les exercer. La démocratie interne appelle le débat et le recours à l'élection en tant que de besoin pour répartir les responsabilités. Pour nos premiers pas, évitons de nous donner en spectacle en vue de la conquête des responsabilités.

4 - L'Alliance centriste, conformément à sa vocation, est prête à fusionner avec les autres composantes du centre pour constituer un parti unique. Nous avons retenu les leçons de notre histoire « le pouvoir naît lorsque les hommes agissent ensemble, il disparait lorsqu'ils se séparent ! ». Comme vous, je ne doute plus de l'avenir de notre famille. Sa refondation est en cours. Notre responsabilité individuelle et collective est totalement engagée. Naturellement, nous souhaitons aboutir le plus tôt possible. En rupture avec les pratiques usuelles, nous démontrerons que pour nous l'effectivité prime l'annonce.

Lire la suite

L'UDI (Union des démocrates et des indépendants) créée le 18 septembre à Paris

22 Septembre 2012 , Rédigé par Permanence François Zocchetto

L'UDI, nouveau parti a été annoncé officiellement hier soir à Paris.
L'organisation de ce parti est amorcée mais loin d'être achevée.
Vous pouvez lire le pacte fondateur en cliquant ici.
Vous pouvez d'ores et déjà noter qu'aura lieu le 21 octobre à la Mutualité le lancement officiel. Les adhérents sont bien sûr conviés, venez nombreux.

Lire la suite

UDI : le Centre droit à enfin un nom

19 Septembre 2012 , Rédigé par Permanence François Zocchetto

Michel-Urvoy-OF.jpg

Lire la suite

Revue de Presse

19 Septembre 2012 , Rédigé par Permanence François Zocchetto

UDI: Borloo réussit la coalition des centres
Le Figaro
L'ancien ministre, président du Parti radical valoisien et président du groupe UDI à l'Assemblée qui regroupe 29 députés, a insisté sur «l'indépendance de pensée, de convictions, d'investitures, de financement et de choix politiques» de cette nouvelle ...
Afficher tous les articles sur ce sujet »

 

Borloo et le centre : l'UDI à vie ?
Le Nouvel Observateur
... du groupe des centristes au Sénat avant de refuser "de rêver au passé". L'ARES est morte, vive l'UDI ? La dernière tentative pour rassembler la famille ...

 

UDI: 5 choses à savoir sur le nouveau parti de Jean-Louis Borloo
L'Express
UDI - Jean-Louis Borloo a dévoilé ce mardi les fondations de son nouveau parti, ... du nom du groupe parlementaire des centristes à l'Assemblée nationale, ...

 

Borloo annonce la création d'un nouveau parti au centre
Le Monde
Le nouveau parti devrait prendre le nom d'Union des démocrates et indépendants (UDI), le même non que le groupe centriste à l'Assemblée nationale.

Lire la suite

Borloo annonce la création d'un nouveau parti au centre

19 Septembre 2012 , Rédigé par Permanence François Zocchetto

AFP -Images : Jérôme Rabier

Le 18.09.2012 à 17:39
FZUDI.jpg

L'ancien ministre Jean-Louis Borloo a annoncé mardi la création d'un nouveau parti, l'Union des démocrates et indépendants, (UDI) qui entend occuper le centre de l'échiquier politique.

Plus de 200 personnalités et élus ont signé le pacte fondateur du nouveau mouvement qui souhaite rassembler militants et organisations politiques centristes et radicales mais aussi des indépendants, des divers droite et les tenants d'une écologie responsable. Le nouveau mouvement, qui insiste sur le mot "indépendant", entend se situer clairement "au centre droit".

"Il s'agit d'un jour important, pour ne pas dire historique", a lancé Jean-Louis Borloo face à un parterre d'élus en évoquant l'ouverture d'un "nouveau cycle", "la refondation d'une famille". "Depuis 15 ans, notre famille n'a pas rempli son devoir au service de notre pays, elle l'a payé. Oui, nous nous sommes dispersés", a constaté l'ancien ministre. "Pendant cette période, chacun a poussé dans son coin ses thèmes chers mais en vain. La disparition de notre famille comme entité a également appauvri le débat démocratique et provoqué une succession de défaites de la droite et du centre dans les territoires", a-t-il poursuivi. "Et pourtant, les talents et les compétences sont là!".

"Cette journée a quelque chose d'irréelle après tant de désunions mais en réalité, c'est simple, c'est l'expression d'une nécessité. L'objectif n'est pas de réunir des élus mais de fonder une formation de manière irréversible pour les années qui viennent", a-t-il affirmé.

A voir dans la vidéo Jean-Louis Borloo et François Zocchetto, président du groupe centriste du Sénat.

Lire la suite

Borloo prêt à lancer un parti de centre droit. Les centristes sont réunis ce mardi pour une journée parlementaire consacrée à cet objectif.

18 Septembre 2012 , Rédigé par Permanence François Zocchetto

Borloo-FZ-2.jpg

Borloo prêt à lancer un parti de centre droit
Les centristes sont réunis ce mardi pour une journée parlementaire consacrée à cet objectif. Sophie Huet


Une journée parlementaire pas comme les autres. Les vingt-neuf députés du groupe de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), présidé par Jean-Louis Borloo, et les trente et un sénateurs de l'Union centriste et républicaine (UCR) , dirigée par François Zocchetto, se réunissent ce mardi à Paris pour examiner les différents sujets à l'ordre du jour cet automne (décentralisation, budget, traité européen, compétitivité des entreprises...). Mais ils seront surtout rassemblés pour porter sur les fonts baptismaux une nouvelle formation politique indépendante de centre droit, «clairement située dans une opposition efficace mais pas systématique, avec un pacte fondateur clair, des valeurs, des objectifs, un mode d'organisation, pour préparer l'alternance », explique le président du Parti radical valoisien.


La période est propice : divisés depuis l'éclatement de l'ex-UDF, les centristes ont perdu une grande partie de leurs forces parlementaires, à l'Assemblée nationale comme au Sénat, et n'ont plus l'ancrage territorial qui avait fait la force de la confédération UDF, fondée en 1978 par Valéry Giscard d'Estaing. L'échec de François Bayrou a créé un appel d'air au centre, et des membres du MoDem ont rejoint Jean-Louis Borloo.


Sortir de l'impasse
«Il faut créer un nouveau parti pour sortir de l'impasse et mettre un terme à cette spirale calamiteuse de l'échec », affirme sans ambages le sénateur Jean Arthuis, président de l'Alliance centriste, engagé aux côtés de Jean-Louis Borloo pour permettre au centre de « réoccuper un espace politique en jachère depuis la création de l'UDF ». «Une étape supplémentaire va être franchie, ce qui correspond au désir des parlementaires, qui ont adhéré au pacte fondateur du nouveau parti », confirme François Zocchetto, le président du groupe sénatorial, qui rencontre tous les mardis matins pour un petit déjeuner de coordination son homologue de l'Assemblée, Jean-Louis Borloo. «Il y aura deux familles dans l'opposition : l'une est bonapartiste, avec le culte du chef. C'est l'UMP. L'autre est modérée, humaniste, avec une gouvernance participative, et se tient à distance du manichéisme », décrypte Jean Arthuis.


Le rassemblement du centre, voulu par Jean-Louis Borloo, ratisse large : on retrouve des élus du CNIP (Gilles Bourdouleix, député du Maine-et-Loire), du Nouveau Centre (Hervé Morin), des transfuges du Nouveau Centre (Jean-Christophe Lagarde, François Sauvadet), des MoDem (le sénateur du Pas-de-Calais Jean-Marie Vanlerenberghe) et des divers droite, dont Jean-Christophe Fromantin, député maire de Neuilly, qui a fondé son parti, Territoires en mouvement. «Ce sera une petite révolution, un vrai tournant dans la vie politique, car nous allons peser », assure Jean-Louis Borloo, qui a travaillé ce week-end dans son bureau de l'Assemblée à son grand oeuvre.

Lire la suite